La baguette, un emblème qui aurait sa place à l’UNESCO

En 2010 déjà, le repas gastronomique des français faisait son entrée au patrimoine immatériel de l’Humanité. C’est tout un art de vivre qui est représenté, qui mêle pratique sociale et culinaire. Quand le bien manger et le bien boire se conjuguent avec le bien être ensemble, en famille et entre amis. Une dizaine d’années plus tard, c’est au tour de la baguette française d’être sous la lumière pour être classée par l’UNESCO.

La Confédération nationale de la boulangerie est à l’initiative de ce projet, soutenu par de nombreux responsables politiques. À noter que la baguette est déjà inscrite au patrimoine culturel français depuis 2018. Son classement à l’UNESCO pourrait, en plus d’honorer notre pain préféré, lui offrir une notoriété encore plus forte de par le monde et assurer encore plus sa sauvegarde à travers le temps.

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Bien plus que magique, notre baguette est essentielle !

En 2016, l’Observatoire du Pain a livré une grande étude dans laquelle on apprend notamment qu’environ 15 millions de baguettes sont vendues chaque jour en France !* En somme, il y a deux à trois fois plus de baguettes produites par jour que de nombre de français ! Même une crise sanitaire n’arrête pas notre passion pour le pain. On l’a tous constaté dans les longues files d’attente devant les boulangeries pendant le confinement.

Toujours selon l’Observatoire du Pain, c’est la fameuse « Tradi » que nous préférons (38%) devant la baguette classique (22%) puis les pains aux céréales et aux graines (17%).

 

 

Mais au fait, quelle est la différence entre la Tradi et la baguette classique ?

La Tradition est une baguette fabriquée sans améliorant, c’est-à-dire sans gluten, sans additif ou encore sans levure désactivée contrairement à la « classique ».

Elle requiert également un temps de fermentation plus long : de 15h à 20h entre 4°C et 6°C. La baguette classique demande 3h à 4h de fermentation à une température pouvant aller de 20 à 29°C. Beaucoup plus pratique à produire donc pour nourrir tous les gourmands que nous sommes !

Enfin, le grain de blé planté en automne demande 8 à 9 mois pour se transformer en bel épi prêt à être récolté en été. Pendant cette période c’est tout le savoir-faire de l’agriculteur céréalier qui entre en jeu pour apporter tous les bienfaits dont la plante a besoin mais aussi la protéger. Cette maîtrise permet de respecter la sécurité alimentaire et de nous offrir du pain d’une qualité optimale !

 

* Enquête « Les Français et le pain » réalisée par l’Institut QualiQuanti auprès d’un échantillon représentatif de 2 300 personnes.

 

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